L’arbre et la haie

France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté s’engage depuis 2013 pour la préservation et la remise en valeur des haies, des arbres isolés et des arbres têtards de nos campagnes, constituant une véritable richesse patrimoniale au service de la biodiversité et de la qualité de l’eau : c’est le programme Biodiversit’haies. Celui-ci s’adresse aux collectivités locales, aux associations, aux agriculteurs et à toute personne souhaitant participer à l’amélioration du cadre de vie en milieu rural. L’animation du programme est réalisée en collaboration avec les associations locales et les associations membres de FNE Franche-Comté.

Que vous soyez élu ou citoyen, vous pouvez devenir acteur de l’équilibre des activités socio-économiques et de l’écosystème qui nous héberge.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour télécharger la plaquette de votre choix

Projet Aremis

Contribution de FNE-FC en vue de la consultation publique relative à la dérogation à l’article L411-2 du code de l’environnement  

Pour consulter l’intégralité de la consultation ou la télécharger cliquez sur le lien suivant : FNE FC – AREMIS – Consultation publique – avril 2016

 

Ce nouveau dossier de demande de dérogation à l’interdiction de détruire des espèces protégées sur le site de l’ancien aérodrome de Lure-Malbouhans fait suite à l’avis manifestement défavorable du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN) en date du 10 octobre 2015, dont la communication a nécessité que nous fassions un recours auprès de la Commission d’Accès aux documents administratifs (CADA).

En effet, le dossier de demande de dérogation soumis à consultation met parfaitement en exergue les forts enjeux espèces à travers  des destructions qui s’avèreraient irréversibles et non-compensables.

Considérant qu’il résulte de l’article R411-1 du code de l’environnement qu’il ne peut être légalement dérogé au principe de l’interdiction posée par l’article L411-1 du code de l’environnement qu’aux conditions cumulatives suivantes :

– qu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante ;

-que la dérogation ne nuise pas au maintien des espèces dans un état de conservation favorable des populations d’espèces concernées par la demande de dérogation ;

– que la demande du SYMA soit justifiée par des raisons impératives d’intérêt public majeur,

alors :

Sur l’insuffisance des mesures d’évitement et de compensation

Force est de constater que le porteur de projet ne précise pas dans quelle mesure aucune autre solution satisfaisante n’existerait (TA de Caen, 9 avril 2010 Manche Nature c/ Préfet de la Manche).

(…)

Sur les atteintes portées au maintien des espèces dans un état de conservation favorable

Sans vouloir reprendre la liste des enjeux déjà synthétisés dans l’avis de l’autorité environnementale de la DREAL en date du 25 février 2011 , FNE-FC souhaite attirer votre attention sur le fait qu’il est indéniable, et personne ne le conteste, que le projet nuira au maintien dans un état de conservation favorable des populations de certaines espèces patrimoniales. Pour de nombreuses populations d’espèces, il n’est pas possible d’affirmer que le projet ne nuit pas à leur maintien, dans un état de conservation favorable, et ceci à des échelles allant jusqu’au niveau régional.

(…)

Sur l’absence d’intérêt public majeur

Dans la mesure où la demande de dérogation concerne un site d’habitat naturel et/ou une espèce prioritaire, seules peuvent être évoquées des considérations liées à la protection de la faune et de la flore, à la prévention des dommages aux cultures, à la santé ou la sécurité, à la recherche, (paragraphe 4 de l’article 6 de la directive 92/43/CEE et du 4°de l’article L411-2 du code de l’environnement qui doit être interprété à la lumière de cette directive),

(…)

La balance des enjeux n’est pas à l’équilibre dans la mesure où les impacts du projet sur l’environnement sont irréversibles tandis que les perspectives sociales et économiques d’une telle ZAC ne sont qu’hypothétiques.

Sur le phasage des travaux et l’insuffisance des mesures compensatoires

FNE-FC comme le CNPN, est sensible au morcellement des milieux naturels. En ce sens nous mesurons avec effroi la portée du phasage de l’opération qui est programmé en 3 étapes : une première phase en 2015/2016 (avec une surface à aménager en phase I de 42,2 ha), une seconde en 2017/2018 et une troisième en 2025.

(…)

Les inventaires sont insuffisants pour déterminer les mesures compensatoires par phase du projet, lesquelles sont trop tardives et risquent de ne pas être respectées. De plus leur coût n’est pas chiffré de sorte que le préfet, en l’état actuel des choses, ne pourrait prendre aucune mesure en cas de non réalisation puisque ce dernier ne peut pas imposer l’acquisition ou la maîtrise foncière de terrains à titre de mesures compensatoires.

Aussi souhaitons-nous insister sur l’insuffisance des mesures compensatoires au projet qui restent futures et incertaines au point d’entraîner la censure du CNPN.

(…)

Sur le contexte local

FNE Franche-Comté, fédération régionale d’associations, agréée au titre de la protection de la nature, est depuis toujours farouchement opposée à ce projet et met un point d’honneur à préciser que FNE 70 ne participe plus au groupe de travail GTE (Groupe Technique Environnement).

Conscientes que ce groupe de travail a été mis en place pour minimiser les impacts et verdir le projet, FNE 70, le CPIE de Brussey et l’Association des Amis de la Nature et de l’Environnement de SAULNOT, se sont ouvertement désolidarisées du projet. Nous regrettons amèrement que le dossier soumis à consultation ne fasse pas état de ce fait. Le retrait massif des associations représentatives jette le discrédit sur le projet et sur cette instance qui, du reste ne s’est plus réunie depuis des mois.

De son côté, FNE-FC a régulièrement alerté par voie de presse le grand public sur les enjeux néfastes du projet AREMIS et n’a pas hésité à interpeller Monsieur le Préfet de Haute-Saône et Madame la Ministre de l’environnement en 2015.

Conclusion

FNE-FC ne doute pas que, de manière évidente, les services de la préfecture prendront ainsi conscience qu’aucun des moyens invoqués par le pétitionnaire n’est légalement pas en mesure d’autoriser le projet  de ZAC sur ce site d’intérêt patrimonial exceptionnel en Franche-Comté.

 

Agroforesterie

RETOUR SUR LA CONFERENCE :

LES ENJEUX DE LA REINTRODUCTION DE L’ARBRE DANS LES ESPACES AGRICOLES

 

C’est pour parler d’un système d’exploitation agricole innovant et peu développé dans notre région, que FNE Franche-Comté proposait vendredi dernier une soirée conférence sur l’agroforesterie, accueillie par le Lycée agricole de Dannemarie sur Crête.

 

Cette présentation, basée sur les enjeux de la réintroduction de l’arbre sous toutes ses formes dans les espaces agricoles était réalisée par Séverin Lavoyer, directeur de l’Association Française pour l’Agroforesterie (AFAF). Cette conférence était organisée dans le cadre du programme de sensibilisation Biodiversit’haiesmis en œuvre par FNE Franche-Comté,qui a pour soutiens financiers le Conseil Régional, l’Agence de l’eau et la DREAL Franche-Comté.

 

Associer les arbres avec la production agricole

L’agroforesterie désigne l’association des arbres avec les cultures ou les animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ. Il existe une grande diversité d’aménagements agroforestiers : alignements intra-parcellaires, haies, arbres émondés (trognes), arbres isolés, bords de cours d’eau (ripisylves)… Ces pratiques comprennent les systèmes agrosylvicoles mais aussi sylvopastoraux, agrosylvopastoraux ou pré-vergers (animaux pâturant sous des vergers de fruitiers).
Les systèmes agroforestiers sont ancestraux et répandus dans le monde entier. En Europe, les arbres étaient traditionnellement présents au cœur et aux abords des parcelles. Certains systèmes ont perduré : pré-vergers, cultures intercalaires en peupleraies, noyeraies ou vergers fruitiers, truffiers et lavande ou vigne.
Après la seconde guerre mondiale et le développement d’une industrie pétrolière (énergie, chimie…), la démocratisation du machinisme agricole et des produits phytosanitaires a engendré une expansion des cultures et l’arrachage des arbres et des haies.

 

Des bénéfices réciproques

L’association de l’arbre avec la production est bénéfique à tous les niveaux et elle favorise la vie du sol. En effet les arbres apportent de la matière organique, par les feuilles, les branches et les racines qui se renouvellent et cette matière organique nourrit les habitants du sol. Ces phénomènes augmentent la fertilité du sol et participent aussi au stockage du carbone dans le sol.

Les arbres et les haies participent aussi à la régulation des populations d’organismes pathogènes, en hébergeant des oiseaux et des insectes antagonistes. Ils fournissent une protection contre les aléas climatiques, en pompant de l’eau dans le sol, en maintenant la terre par leurs racines, en dépolluant les eaux rejetées et les sols.

Les racines des arbres se situent sous les cultures car la souche de l’arbre en système agroforestier possède un système racinaire plongeant. On observe donc un enracinement en profondeur induit par la compétition des cultures. L’arbre isolé agroforestier possède une forte résistance au vent et un potentiel de croissance plus important qu’un arbre forestier. Tous ces éléments ont été observés au cours de nombreux programmes de recherches avec l’INRA.

 

Une augmentation de la production globale de biomasse

Le système agroforestier est plus productif car il maximise la capacité à fixer l’énergie solaire en augmentant la surface foliaire étagée.
Par ailleurs ces systèmes de production engendrent des mécanismes spécifiques bénéfiques pour la protection des sols et l’optimisation de la production:

– la remontée d’éléments nutritifs issus de l’altération de la roche mère par les racines profondes des arbres vers la surface (pompe à nutriments) ;

– l’interception d’éléments nutritifs ou polluants drainés au-delà de la profondeur des racines des cultures par les racines profondes des arbres (filet de sécurité) ;

– une redistribution nocturne d’eau dans le sol par les racines des arbres. Les racines en zone sèche exsudent de l’eau en provenance des racines en zone humide (ascenseur hydraulique).

Le principe de base est que la parcelle peut et doit être un réservoir d’eau. Les parcelles agroforestières sont par exemple moins exposées en période de sécheresse. Ainsi la présence d’arbres modifie le régime d’écoulement des eaux en faisant barrière au ruissellement, à l’érosion et à l’exportation de matière organique. Il permet également d’augmenter la macroporosité du sol et le taux de matière organique. En zone de pente, la présence de linéaire d’arbres permet d’induire un terrassement naturel.

Le sol permet au végétal de pousser et le végétal créé le sol et la fertilité, car sans végétal, pas d’activité biologique, pas de mobilisation des éléments minéraux. Ces systèmes génèrent des productions complémentaires, comme par exemple du bois, du BRF (Bois raméal fragmenté), voire des fruits et du fourrage pour les animaux.

 

 

 

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Source : C. Claveirole

 

 

 

 

Source : AFAF

Source : AFAF

 

 

 

 

Conférence présentée par Séverin Lavoyer - AFAF

Conférence présentée par Séverin Lavoyer – AFAF

 

 

 

 

Une quarantaine de personnes étaient ainsi présentes pour écouter ces principes simples d’agronomie. La soirée s’est achevée sur un moment de questions et d’échanges autour de la formation des techniciens conseillers, la sensibilisation et le retour du monde agricole, la place de l’agroforesterie en production viticole, son avenir mais aussi par des questions techniques sur les essences à choisir, le bois raméal fragmenté (BRF) et sur l’économie générée par l’agroforesterie.

 

 

La Franche-Comté est au début de la mise en place de programmes agroforestiers. Cette conférence est une première étape pour le développement de l’agroforesterie dans notre région. Toutes les personnes intéressées peuvent prendre contact avec FNE Franche-Comté.

 

 

Arbres têtards

APPEL À RECENSEMENT “ARBRES TÊTARDS”

La fédération régionale des associations de protection de la nature, FNE Franche-Comté, lance un appel aux citoyens pour inventorier les arbres têtards en Franche-Comté.

 

Incluse dans son programme « Biodiversit’haies », l’action « Arbres Têtards » vise à localiser et restaurer les trognes, arbres paysans aux milles usages, plus que centenaires pour certains, qui sont encore présents sur notre territoire. Afin de préserver ce patrimoine naturel et paysager régional, un programme de restauration et de sauvegarde d’arbres têtards identifiés dans trois sites du Doubs et le Jura est mis en œuvre depuis 2014 , avec le soutien financier du Conseil Régional et de la DREAL. L’objectif est de poursuivre ce programme dans d’autres secteurs de la région. Notre action a pour but de valoriser et sauvegarder les arbres têtards, un patrimoine oublié.

 

C’est quoi un arbre têtard?
Un arbre têtard ou trogne est le résultat d’une technique d’exploitation très ancienne qui consiste au taillage des branches maîtresses à une hauteur déterminée, ce qui provoque le développement de rejets. Les cicatrices et cette taille régulière (tous les 5 – 15 ans selon l’essence) lui donnent une forme de “grosse tête”. Toutes les espèces ligneuses ne se prêtent pas à cette pratique: la grande majorité des arbres têtards de notre région sont des Saules. L’arbre et ses rejets ont des usages variés, comme par exemple: la vannerie, de l’ombre et fourrage pour le bétail ou bois de chauffage.

Des refuges pour la faune sauvage
Les arbres têtards jouent un rôle très important pour la biodiversité, car ils sont l’habitat de nombreuses espèces d’animaux, comme par exemple, des oiseaux cavernicoles comme la Chevêche d’Athéna, plusieurs espèces de chauve-souris ainsi que diverses espèces protégées d’insectes tels que les coléoptères longicornes.

Patrimoine oublié
Abandonnés par une économie rurale, la motorisation de l’agriculture et l’arrachage des haies, les arbres têtards sont un patrimoine en voie de disparition.

Aidez-nous à répertorier ces arbres aux formes si particulières !

Pour pouvoir continuer notre action pour la sauvegarde et la restauration des arbres têtards, le repérage de sites potentiels franc-comtois est une phase importante.

Si vous observez des arbres têtards dans la région, vous pouvez nous en informer en téléchargeant et en nous retournant ce formulaire 

alignement d'arbres têtards non entretenus

alignement d’arbres têtards non entretenus

arbres têtards récemment entretenus

 

Consultez et téléchargez la plaquette :  

SAULE TETARD, CRÉATION ET ENTRETIEN

CP – projet AREMIS

Aremis et Loi Biodiversité : incompatibles !!!

 

L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture le projet de loi de Ségolène Royal pour la reconquête de la Biodiversité, de la Nature et des Paysages. France Nature Environnement  se réjouit du rejet d’amendements nuisibles à la biodiversité. Cette actualité est l’occasion de revenir sur un cas emblématique franc-comtois : la ZAC AREMIS-Lure.

Plus de 10 ans après le lancement de ce projet, de nouveaux rebondissements remettent le dossier sur le haut de la pile. Pour FNE Franche-Comté et ses associations fédérées, la reconversion industrielle du site n’est pas acceptable tant du point de vue environnemental que du point de vue social. Explications.

Une ZAC de plus dans un site naturel unique

De très nombreuses friches industrielles existent déjà sur le territoire de la Haute-Saône, la plupart ne sont pas exploitées, à tel point que certaines seraient offertes au prix dérisoire de quelques euros le mètre carré. De fait, la reconversion du site de l’ancien aérodrome militaire de Lure-Malbouhans, telle que portée par le Conseil départemental de Haute-Saône réélu,  ne suscite pas l’intérêt du monde économique et industriel, pas plus que celui des conseillers départementaux UMP qui le qualifient « d’erreur stratégique » et de « gaspillage d’argent public» dans leur tract électoral.

 

C’est sans compter sur la mise en péril du patrimoine naturel du site, exceptionnel pour la région.

En novembre dernier, la diligence d’une enquête publique loi sur l’eau a permis à permis aux associations de protection de la nature de rappeler que le site fait l’objet d’une inscription en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique. En clair et sans décodeur, le site de Malbouhans est un exemple d’équilibre biologique entre les espèces protégées (plusieurs espèces d’oiseaux remarquables – Tarier des près, Pie-grièche écorcheur, Milan royal et Milan noir entre autres,  présence de papillons dont l’Azuré du serpolet, de chauves-souris etc..) et les milieux sensibles (prairies reconnues d’intérêt communautaire – Arrhenatherion eliatoris – et d’intérêt prioritaire – Violion caninae selon la directive « Habitats » n°92/43/CEE de l’Union Européenne).

 

Une destruction sans compensation

Le sort de la ZAC se joue au lendemain de la discussion sur la loi Biodiversité qui a rejeté les amendements visant à écorner le triptyque « éviter-réduire-compenser » selon lequel la compensation ne doit intervenir qu’en dernier ressort.

S’agissant la ZAC de Malbouhans, l’ex terrain militaire du Val de Bithaine envisagé comme mesure de compensation est manifestement  inadapté. Non seulement ce milieu forestier mérite d’être préservé pour sa propre faune et flore (ZNIEFF de type 1) mais encore, il n’abrite ni les pelouses à Violion caninae, ni les populations de Tarier des prés présentes à Malbouhans et qui seraient fatalement amenées à disparaître en raison de partis d’aménagements aberrants. Pour exemple, l’installation au sol d’une vaste centrale  photovoltaïque, inutilement destructrice à Malbouhans, le choix d’une activité agropastorale responsable du décapage de la seule prairie existante dans la zone ouest du Val de Bithaine, la réalisation de kilomètres de clôtures infranchissables pour la faune sauvage…

Cela dit, rien n’est encore acté. L’heure est à la vigilance car la réalisation ​ou la réorientation du projet de la ZAC AREMIS-Lure est subordonnée à la délivrance d’une décision administrative autorisant, à titre d’exception, la destruction des espèces présentes sur le site et protégées par la loi.

​​Les ailes du papillon réussiront-elle à peser plus lourd que les chenilles des bulldozers ?

Projet loi bromadiolone

Observations de FNE Franche-Comté au Projet d’arrêté relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures, ainsi qu’aux conditions d’emploi des produits phytopharmaceutiques contenant de la bromadiolone :

 

Dans l’ensemble, l’arrêté proposé évolue de manière positive et offre de nouvelles garanties en ce qui concerne le seuil de densité auxquels sont autorisés les traitements, ainsi qu’à la quantité maximale d’appâts à l’hectare. Il nous paraît donc primordial que ces chiffres soient maintenus.

 

Toutefois, nous estimons qu’en l’état, cet arrêté ne peut être effectif puisqu’il présente des carences en terme de :

– contrôles(des moyens de lutte raisonnée, Articles 11 et 12 ; de la vérification de l’enfouissement des appâts, de la collecte des cadavres de campagnols, du signalement de cadavres d’espèces non cibles) ;

– délais associés aux obligations (article 4 et annexe III) et aux analyses de risque d’impact sur la faune sauvage non cible pour les zones d’interdiction de lutte chimique (article 6 et annexe VII) ;

– de sanctions en cas de non respect des différents articles.

 

De plus, cet arrêté ne prend pas suffisamment en compte la protection des prédateursde campagnols et la mise en œuvre obligatoire des méthodes favorisant la prédation naturelle dans les zones identifiées comme secteurs à pullulation de campagnols.

Pour ce faire FNE Franche-Comté revendique la prise en compte des éléments suivants pour les zones concernées dans les départements du Doubs et du Jura :

– la mise en œuvre obligatoire de maintien et recréation de haies champêtres et de murgers.

l’identification par arrêté et l’exclusion (pour la lutte chimique) des zones naturelles protégées (RNR, RNN, APPB)et zones Natura 2000.

– l’interdiction du tir et du piégeage de renard roux (vulpes vulpes) dans les zones soumises régulièrement à pullulation du campagnol terrestre.

 

Ensuite, FNE Franche-Comté revendique la mise en place du principe de précaution par le biais d’une véritable politique de surveillance, de prévention et de lutte combinée contre le campagnol. Ainsi FNE Franche-Comté revendique l’arrêt de l’utilisation d’appâts contenant de la bromadiolone en l’absence de démonstration de l’échec des autres moyens de prévention. Ces moyens sont les méthodes alternatives (changements de pratiques agricoles, piégeage, etc.) mais aussi l’encouragement de la prédation naturelle.

 

Au regard des effets néfastes de la bromadiolone sur la faune sauvage non cible, FNE Franche-Comté(fédération franc-comtoise des associations de protection de la nature de Franche-Comté)demeure opposée à l’usage des pesticides en général et plus particulièrement à la bromadiolone et valorise la mise en place de mesures alternatives.

 

http://agriculture.gouv.fr/projet-d-arrete-controle-populations-de-campagnols-nuisibles-aux-cultures

les sols karstiques

Même si c’est un jour de pluie, il faut être motivé pour passer un samedi entier à écouter des spécialistes des sols karstiques et de la biologie de la Loue et de ses affluents. C’est le  cas d’une trentaine de personnes, venues des quatre départements de Franche-Comté. Quelques jeunes, des tempes grises avec tous une même préoccupation : la préservation de leur environnement. Ce rendez-vous à la Maison Nationale  de l’Eau de la Pêche d’Ornans était pourtant ouvert à tous et gratuit. Encore fallait-il avoir l’information…

Cette journée est une première pour le « plateau débat public » de la Maison de l’environnement de Franche-Comté. Une dénomination assez abstraite pour définir une des actions d’information de France Nature Environnement à destination du grand public. L’objectif découle du Grenelle de l’environnement. Cette journée répond à une ambition démocratique, proposer aux Franc-Comtois de se former pour ensuite participer au débat public sur la qualité de nos rivières. Avec Florence Petit et Frédéric Loth, nous avons suivi une bonne partie de cette journée de formation. Une fois de plus, je réalise que comprendre le fonctionnement de  la Loue et des rivières comtoises est extrêmement complexe. Voilà pour la certitude. J’ai aussi une incertitude :  je ne sais pas si les élus en charge de ce dossier ont le temps de tout assimiler ce que les spécialistes nous ont expliqué aujourd’hui.

Intervenants de cette journée : Pascal Reilé, hydrogéologue et ligue régionale de spéléologie, Michel Lassus Commission de Protection des eaux. Edouard Marius, EPTB Saône et Doubs, Jean-Baptiste Baud, Jura Nature Environnement et Denis Monmarché et Emmanuel Cretin du syndicat mixte de la Loue.

Isabelle Brunnarius / France 3 Franche-Comté

http://blog.france3.fr/vallee-de-la-loue/2012/04/14/une-journee-pour-comprendre-les-sols-karstiques/

Vidéo : formationloue par F3FrancheComte

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