Livret légumes d’ici

Le livret légumes d’ici est consultable en ligne !

Repris en septembre 2013 et porté par l’association FNE Franche-Comté, ce programme « Légumes d’ici » avait été initié en 2009 par l’association anciennement appelée Franche-Comté-Nature Environnement. Sa mise en œuvre répond à 4 objectifs stratégiques :

  • Promouvoir le patrimoine maraîcher franc-comtois en insistant sur la diversité des légumes cultivés dans la région et en proposant des recettes de saison, simples et peu coûteuses.

  • Favoriser la connaissance légumière des consommateurs dans les secteurs défavorisés.

  • Donner l’envie de mieux manger en encourageant une alimentation responsable, économe en énergie, de qualité et bénéfique pour la santé des consommateurs.

  • Créer du lien et de l’échange : Faire vivre les acteurs locaux, donner du sens à la consommation, retrouver le goût du vrai et le partager avec le plus grand nombre.

Ainsi qu’à 4 objectifs opérationnels :

  • Faire prendre conscience à la population citadine ou péri-urbaine, l’importance, le plaisir et l’économie de consommer des légumes frais, de saison et produits localement.

  • Sensibiliser un public non initié et les inciter à modifier leurs pratiques alimentaires ;

  • Développer et soutenir l’agriculture « bio », locale et les circuits courts ;

Les actions été réalisées en 2013 et 2014 sont :

  • Création du livret : rédaction, mise en forme, graphisme , impression et diffusion

  • Projet pédagogique : mise en place et réalisation de 4 journées de formation à destination des animateurs de structures franc-comtoises liées à la thématique “alimentation”;

  • et réalisation de 10 animations grand public sur Besançon et son agglomération.

  • Coordination du programme, échanges avec bénéficiaires.

  • La constitution d’un bilan et d’un dossier méthodologique de réalisation du programme (consultables sur demande).

Ainsi, le livret “Légumes d’ici”, imprimé à 20 000 exemplaires et distribué largement,

peut être envoyé sur demande.

 

Il peut également être lu via l’outil calaméo, en cliquant sur l’image ci-dessus ou

disponible via le lien : http://fr.calameo.com/read/004168573b08a9cd3bed1

 

CP – projet AREMIS

Aremis et Loi Biodiversité : incompatibles !!!

 

L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture le projet de loi de Ségolène Royal pour la reconquête de la Biodiversité, de la Nature et des Paysages. France Nature Environnement  se réjouit du rejet d’amendements nuisibles à la biodiversité. Cette actualité est l’occasion de revenir sur un cas emblématique franc-comtois : la ZAC AREMIS-Lure.

Plus de 10 ans après le lancement de ce projet, de nouveaux rebondissements remettent le dossier sur le haut de la pile. Pour FNE Franche-Comté et ses associations fédérées, la reconversion industrielle du site n’est pas acceptable tant du point de vue environnemental que du point de vue social. Explications.

Une ZAC de plus dans un site naturel unique

De très nombreuses friches industrielles existent déjà sur le territoire de la Haute-Saône, la plupart ne sont pas exploitées, à tel point que certaines seraient offertes au prix dérisoire de quelques euros le mètre carré. De fait, la reconversion du site de l’ancien aérodrome militaire de Lure-Malbouhans, telle que portée par le Conseil départemental de Haute-Saône réélu,  ne suscite pas l’intérêt du monde économique et industriel, pas plus que celui des conseillers départementaux UMP qui le qualifient « d’erreur stratégique » et de « gaspillage d’argent public» dans leur tract électoral.

 

C’est sans compter sur la mise en péril du patrimoine naturel du site, exceptionnel pour la région.

En novembre dernier, la diligence d’une enquête publique loi sur l’eau a permis à permis aux associations de protection de la nature de rappeler que le site fait l’objet d’une inscription en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique. En clair et sans décodeur, le site de Malbouhans est un exemple d’équilibre biologique entre les espèces protégées (plusieurs espèces d’oiseaux remarquables – Tarier des près, Pie-grièche écorcheur, Milan royal et Milan noir entre autres,  présence de papillons dont l’Azuré du serpolet, de chauves-souris etc..) et les milieux sensibles (prairies reconnues d’intérêt communautaire – Arrhenatherion eliatoris – et d’intérêt prioritaire – Violion caninae selon la directive « Habitats » n°92/43/CEE de l’Union Européenne).

 

Une destruction sans compensation

Le sort de la ZAC se joue au lendemain de la discussion sur la loi Biodiversité qui a rejeté les amendements visant à écorner le triptyque « éviter-réduire-compenser » selon lequel la compensation ne doit intervenir qu’en dernier ressort.

S’agissant la ZAC de Malbouhans, l’ex terrain militaire du Val de Bithaine envisagé comme mesure de compensation est manifestement  inadapté. Non seulement ce milieu forestier mérite d’être préservé pour sa propre faune et flore (ZNIEFF de type 1) mais encore, il n’abrite ni les pelouses à Violion caninae, ni les populations de Tarier des prés présentes à Malbouhans et qui seraient fatalement amenées à disparaître en raison de partis d’aménagements aberrants. Pour exemple, l’installation au sol d’une vaste centrale  photovoltaïque, inutilement destructrice à Malbouhans, le choix d’une activité agropastorale responsable du décapage de la seule prairie existante dans la zone ouest du Val de Bithaine, la réalisation de kilomètres de clôtures infranchissables pour la faune sauvage…

Cela dit, rien n’est encore acté. L’heure est à la vigilance car la réalisation ​ou la réorientation du projet de la ZAC AREMIS-Lure est subordonnée à la délivrance d’une décision administrative autorisant, à titre d’exception, la destruction des espèces présentes sur le site et protégées par la loi.

​​Les ailes du papillon réussiront-elle à peser plus lourd que les chenilles des bulldozers ?

CP – Center Parcs

Débat public Center Parcs :
les conditions pour un réel débat sont-elles réunies ?
A la veille du début du débat public sur les Center Parcs de Poligny et du Rousset, France Nature Environnement Franche-Comté, Jura Nature Environnement, la Commission de Protection des eaux, la LPO Franche-Comté,​ Bourgogne Environnement Nature,​le Pic Noir, la CAPEN 71 et le Geai du Rousset, s’interrogent sur les conditions ​​d​e ce​ ​déb​at​​​ ainsi que sur ces projets de Center Parcs qui soulèvent de nombreuses questions​.
Voici le communiqué  de presse envoyé par le réseau le 14 avril 2015
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L’ampleur et l’impact environnemental des projets de Center Parcs de Poligny (39) et du Rousset (71) ont suscité la mise en place d’un débat public dont les réunions vont se dérouler du 23 avril jusqu’au 6 juillet : soit 2 mois 1/2.
Les valeurs de transparence, d’équité et d’indépendance mises en avant par la Commission Nationale du Débat Public sont aussi les nôtres. Nous attendons qu’elles soient aussi celles des collectivités territoriales et de Pierre et Vacances.
Les conditions favorables au débat sont-elles réunies ?
Pour un débat démocratique réel et sain, ces valeurs devront être étayées sur une conception qui le permette : un périmètre adéquat en termes de géographie, de finance, de thématique, de fiscalité ; une évaluation des risques à la hauteur des enjeux ; une analyse des porteurs du projet ; une analyse sans externalisation de certaines composantes.
En dehors du respect de ces critères le débat ne serait qu’un déshonneur pour les participants et une opération de marketing pour Pierre et Vacances et sans doute aussi pour les collectivités territoriales.
Or pourquoi le débat a-t-il été circonscrit à une partie du département de la Saône-et-Loire et du Jura alors que ces projets concernent tous les contribuables de ces 2 départements ? Pourquoi à ce jour les études d’impact n’ont-elles pas été communiquées alors que ces documents sont incontournables pour le débat ? Un débat d’une durée de 2 mois 1/2 est-il suffisant alors que depuis 2008 Pierre et Vacances travaille à ces projets comme en font foi les deux sociétés qu’il a créées à cette date sur Poligny et le Rousset pour ces deux projets ? Quelle est la part du budget du débat apportée par Pierre et Vacances et pour quelles dépenses ?
Pour que le débat soit équitable, lors des réunions tous les points de vue devront pouvoir s’exprimer dans le respect de l’intérêt général.
Toutes les questions trouveront-elles réponse ?
Ces projets soulèvent également de nombreuses questions. Les importants investissements d’argent public sont-ils justifiés ? Peut-on se satisfaire de la création d’emplois précaires ? Ces projets sont-ils en adéquation avec les orientations politiques régionales et départementales pour le tourisme ? Sont-ils compatibles avec les enjeux du réchauffement climatique, avec les déficits en eau actuels et annoncés pour la région ainsi que la fragilité des milieux karstiques ? Enfin peut-on réellement compenser l’artificialisation de ces espaces naturels ?
En tant qu’associations de protection de la nature, fervents défenseurs de la démocratie participative et du dialogue environnemental, citoyens soucieux de l’utilisation de l’argent public, nous apporterons nos contributions au débat afin que ces projets soient analysés à la lueur de l’ensemble des intérêts, sociaux, économiques et environnementaux, faisant tous partie intégrante de l’intérêt général.
Contacts presse
Pascal Blain, 03 81 80 92 98 – FNE Franche-Comté
Thierry Grosjean, 09 71 38 89 64 – CAPEN 71
FNE Franche-Comté, contact@fne-franche-comte.fr
Jura Nature Environnement, contact@jne.asso.fr
LPO Franche-Comté, franche-comte@lpo.fr
CPEPSC, contact@cpepesc.org
Le Pic Noir, contact@lepicnoir.fr
Bourgogne Environnement Nature,
bourgogne-environnement-nature@clapen21.fr
CAPEN 71, contact@capen71
Le Geai du Rousset, geaidurousset@gmail.com